Jeudi 4 décembre 2008




Mal au cœur. J’ai mal au cœur.

Je hais l’âme quand elle s’arrache ainsi à l’existence. Je hais la solitude de l’au revoir et la lassitude du mascara qui coule sur les joues.

Je hais les rencontres qui prennent fin sans prévenir et les promesses de la vie qui défile.

Raymond avait raison, je hais l’attachement aux autres parce qu’il n’est que furtif, clandestin, toujours salé.

Respire, respire, respire.

Je hais l’éloignement et la fin, le nihilisme, le manque d’amour et l’amour qui ne fait jamais face à la vie, la morale et la sagesse de ceux qui sont revenus de la souffrance.

Je hais le dernier regard, l’ultime abandon face à la mer et ces avions qui emmènent toujours au loin ceux que j’aime, et encore plus ceux qui m’emmènent loin d’eux.

Rien n’est beau quand les mains tremblent de s’être trop serrées, rien n’est beau quand la colère cède place à la parade du vécu.

« Un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s’agite une heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus… »

Je ne sais de qui, de la perte ou du souvenir prend le dessus sur la poitrine qui s’essouffle mais je sais un mot qui me revient en boucle depuis mes quatre ans. Reste.

Et que reste-t-il maintenant, après la sincérité de l’attachement et la violence de l’exil qui se haïssent ?

Reste. Reste. Reste.


Par Léna
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Commentaires

Á quelle heure as-tu eu mal au coeur? http://www.massage-zen-therapie.com/auto-massage.html
Commentaire n°1 posté par Béa le 04/12/2008 à 13h02
Mais qui sont Béa et Raymond ?
Commentaire n°2 posté par Léna le 04/12/2008 à 17h15
Essayons l’amour La poésie nous aime L’âme se pose Une mie Je t’aime Essayons d'aimer La poésie vous aime L'âme dépose Une vie Amie Essayons Etre aimer d'une poésie Pause en cœur Chantons L'envie A faire autre chose qu'aimer Tu réessayes fatigué(e) De perdre l'autre Qui se cherche A travers l'aimé(e)... Brume Tréma en novembre Et si tu restes près de ton cœur Penses-tu que la haine reste ? Et si tu panses ton cœur Restes-tu loin de cette haine qui te peste ? Que dis-tu là, Léna ?! J'ai mal au cœur d'entendre cela. Car j'ai à cœur l'attachement... et je sais que tu es sur ce chemin. Ne confonds pas se lier et s'attacher : Raymond se trompe et te trompe. Tu n'as à cœur que l'attachement. Laisse-toi le temps. Le lien est ce qui rend possible l’attachement ; parfois tu l'oublies. Laisse à ton âme le soin de cheminer. Cela me rappelle combien de fois j’ai voulu rester avec toi, avec Julia, avec vous et combien de fois vous vous êtes satisfaites du lien, en oubliant l’attachement, mon attachement qu’à chaque fois je resserre…Alors que dis-tu là ? Léna, cette haine n’est pas juste même si je la comprends profondément : en haïssant, tu grossis l’étouffement de ton cœur ; alors oui respire, respire en chœur pour que souffle l’amour de l’attachement, pour que ceux que tu rencontres s’aiment, pour que tu sèmes à chaque instant l’amour et que tu récoltes l’attachement. Si tu te sépares des autres, inconnus ou amis, amants, et parfois de toi-même, ce n’est que pour mieux retrouver un lien puis un nouvel attachement, même envers toi ; alors un jour, il durera, sans que ton cœur s’en rende compte, il se pansera seul sans que tu penses à aimer, à t’aimer même, parce que certes il aimera, mais surtout il sera justement aimé.
Commentaire n°3 posté par alex le 04/12/2008 à 19h31
Merci à "Alexia" pour ce texte incompréhensible. L'avantage de la philosophie c'est qu'on peut tout dire et son contraire... Enfin bref, le message que vous venez de poster mademoiselle Léna est très beau. Cela suffira. Et n'écoutez pas trop ceux qui, tout comme moi, prétendent vous dire la vérité de qui vous êtes de l'extérieur. C'est si prétentieux. Mais je l'avoue, parfois tentant. J'espère seulement que vous réussirez, si c'est ce dont vous avez authentiquement besoin et envie, à prendre véritablement racine en une presonne, en des personnes et à rester auprès d'eux. Car je crois que c'est cela le plus dur. Aimer sur la durée. C'est du moins mon opinion personnelle.
Commentaire n°4 posté par Raymond le 04/12/2008 à 20h14
S’il vous plaît, arrêtez cet impératif. Laissez-la vivre, exprimer ce qu’elle ressent. Qui sait mieux qu’elle ce qu’il lui faut ? J’en ai assez de ces conseils, de ces impératifs, de cette société qui nous dit « vis, sois toi-même… mais de cette façon-là et pas autrement ». Cette psychologisation constante. Qui sommes-nous pour croire que nous pouvons changer la vie des autres ? Trouver son bonheur personnel, ou plutôt le vivre, est déjà une grande tâche à assumer au quotidien. Soyons déjà les plus honnêtes possible avec ce que nous sommes, pour ensuite être honnête avec les autres. Il n’y a pas de Vérité, cachée quelque part. Il y a toute l’étendue des possibles. Et ce que nous arrivons à faire avec, tant bien que mal, avec les multiples petits arrangements que nous faisons avec la vie. Vivre, être conscient, réagir, c’est le plus important. Le reste, c’est de la littérature…
Commentaire n°5 posté par Julia le 05/12/2008 à 11h27
Léna, Que dirais tu d'un charter entier avec tous tes amis qui débouleraient en même temps à Saïgon............ rêve le, peut être que le baume sera efficace. Juste savoir que nous sommes sur la toile avec toi, même virtuellement. A chacun son vécu, ses chagrins, mais de les dire, les faire partager, c'est peut déjà un pas vers la sérénité. :-)))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))
Commentaire n°6 posté par christine le 05/12/2008 à 14h28
Je suis d'accord. je comprends maintenant ce que tu voulais dire. Moi aussi je ressens cette haine. Soyons fortes, nous n'avons pas le choix. Courage
Commentaire n°7 posté par Julia le 10/12/2008 à 12h22
...
Commentaire n°8 posté par Alex le 10/12/2008 à 21h19

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